Edition 2021

Référence : NF00041

Vies minuscules capitales : se raconter à travers l’autre

A partir de la découverte du livre Vies minuscules de P. Michon, les élèves sont invités à « se raconter à travers l’autre » : dans une démarche de création littéraire et photographique, ils évoquent la « vie minuscule » d’un personnage important dans leur vie tout en se mettant en scène indirectement.
  • Établissement régional d’enseignement adapté Nicolas Brémontier
  • Landes

« Des Trésors »

La démarche

Au cours de l’année scolaire 2020-2021, les élèves de la classe APH2 de l’EREA de Saint-Pierre du Mont se sont engagés dans un processus de création qui révèle leur nécessité de dire, de laisser parler le cœur.

Issue de la pédagogie de projet, la démarche d’enseignement et d’accompagnement adoptée est basée sur la volonté de guider les élèves dans le processus de création en s’appuyant tout au long du projet sur leurs choix, afin d’en définir progressivement les étapes, jusqu’à la production finale.

Les deux modes de création choisis, littéraire et photographique, se déroulent simultanément, de façon indépendante mais complémentaire, l’un faisant écho à l’autre.

La création littéraire s’appuie sur la lecture du livre de Pierre Michon « Vies minuscules ».

Et, Martine Chenais, auteur-photographe, accompagne les élèves de la prise de vues à l’analyse de l’image, jusqu’à la mise en forme finale de leur création qui réunit textes et photographies.

Le déroulé

Dans un premier temps, une sélection de plusieurs extraits de textes de Pierre Michon propose un cadre initial à la classe et définit des thèmes d’écriture et de réalisation de photographies.

Après lecture des textes, au cours d’un atelier d’écriture, les élèves s’approprient les thèmes dégagés et travaillent à la rédaction de textes autobiographiques évoquant des personnes liées à leur histoire.

En simultané, dans le cadre d’un atelier de création et de lecture d’images, ils réalisent et présentent une première série de photographies qui se réfère à leur vie en dehors du lycée.

Puis, ils sont invités à apporter en classe un objet important pour eux, qu’ils photographient de différentes manières. Dans cette deuxième série, ils s’appuient sur les notions d’angle de vue, de cadrage et de composition d’une image.

A ce moment du processus, une nouvelle approche artistique vient enrichir le dialogue entre les deux modes de création. Sur une feuille de papier blanc, par l’écriture manuscrite chaque élève compose un mot, une phrase choisis dans son texte. Les lettres, les mots ainsi formés de sa main, il les photographie.

Enfin, sur le thème de l’autoportrait, faisant preuve de confiance et d’engagement, ils se livrent devant l’objectif de Martine Chenais dans une série de portraits sensibles.

Mise en forme des productions et restitution

Au cours de ces différentes activités, les élèves ont choisi de révéler une part intime de leur vie, mettant en scène des expériences intenses et des sentiments puissants.

Ce choix a déterminé l’agencement et la mise en valeur de leur travail, qui revêt donc une forme individuelle et intimiste. Ainsi, à la manière du texte de Pierre Michon, les élèves conservent leurs productions (textes, photographies, objets précieux) dans une « boîte à trésors », dont ils réalisent eux-même la composition.

Il en résulte des mises en scène multiples à l’intérieur de boîtes identiques où chaque élève présente son travail dans une scénographie accordée à sa sensibilité, sa personnalité. L’ouverture de la boîte, la présentation de ce qu’elle contient se fera en fonction de son souhait de le partager avec d’autres. Ainsi, certaines parties de sa création pourront être partiellement dévoilées ou rester secrètes.